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Archive for the ‘Galaxie Sociale’ Category

Incertaines élections.

Les Esprits-Machines qui contrôlent la Technocratie du Coliseum , cette instance suprême qui tend à supplanter toutes les prérogatives des gouvernements planétaires, ont donné leur accord  pour que se tiennent d’incertaines élections dans l’Imperium Belgarium.

Après les troubles communautaires des 2 dernières années, on peut se demander si ce n’est pas l’ existence de Belgarium qui va se jouer lors du scrutin de ce 7 juin . Faisons dès lors un petit tour d’horrizon des factions en présence.

Les provinces du nord, tentées  par le sécessionnisme, semblent confirmer la percée  de figures telles le Prince Bart de Wavre , le grand favori pour mener les forces conservatrices de la Haine Vénale. Le paysage politique se recompose en une myriade de groupuscules : ainsi, l’Ubbermarchand D-Day Kerre, habile à mystifier les foules avec son franc parler, ses manières rustres et son aversion pour la caste politique, pèsera peut-être plus lourd aujourd’hui que les vielles formations consensuelles. Déjà, ses milices privées infiltrent les plus hauts niveaux de pouvoirs, le premier à en avoir fait les frais fut Karl Gukt, haut représentant de l’Imperium dans les Hémicycles Spaciens. Cette multiplication de mouvements politiques semble toutefois jouer en défaveur des ultra-orthodoxes du Bloc Ultra, ces fanatiques de la périphérie de l’Imperium, qui prônent encore aujourd’hui le verrouillage des frontières Spaciennes. Leur flotte qui, dit-on, maitrise aujourd’hui la science Subluminique, a causé à maintes reprises bien des soucis. On se souvient de la guerre civile qui secoua le Planetarium de Loeux-Ven et qui fut causée en grande partie par les zélotes de cette formation au passé obscur. Toutefois,  leur menace semble aujourd’hui partiellement écartée, leurs thèmes favoris ayant été repris par des figures charismatiques issues de groupes plus modérés. Mais qui reste-il pour apporter une alternative favorable dans cet Imperium qui se sclérose et dont les représentants provoquent de plus en plus d’aversion ?

La faction  EchoLo (Echosystémique & Logique)  rassemble jours après jours de plus en plus de fidèles, surtout dans la cité état libertaire « Brûle-ces-lois ». Leur programme anti-mutant risque pourtant de leur causer quelques désagréments. Le conglomérat « Pouvoir et Syndicat » quant à lui risque bien de tomber en totale désuétude. Les nombreux scandales qui ont éclaboussé cette formation risquent de faire taire à jamais la voix de ces progressistes. Le CDH (Citoyens pour le Devenir Humanoïde) joue la carte de la communautarisation et rassemble les fidèles de la Révélation Ionique. Le risque est grand de voir resurgir les démons d’un passé révolu : celui où Eclésiarchie et Administrum n’était pas encore séparés de fait. Reste la puissante organisation criminelle du MR (Maraudes & Rafles), ces corsaires galactiques au services des Ubbermarchands qui depuis peu ont des prétentions politiques.

 Bref, la situation est bien instable dans l’Imperium Belgarium. La cohabitation problématique entre Centaurides et Casiopéens n’arrange en rien la concertation pourtant nécessaire et pour couronner le tout,  la soeur de l’Arkomte Hermanus Puyrom  aurait rejoint la rebellion des Partisans pour  la Téléologie Biologique (PTB), portant ainsi un coup dur à la famille Impériale.  

C’était Raymeedee  Kon-Ink, pour le bulletin de la Comète.

Le secteur non-marchand en Belgique.

Pour comprendre l’apparition du secteur non-marchand, son évolution et ses transformations, il convient de se pencher sur les tendances des politiques publiques de ces 30 dernières années et sur l’impact qu’elles ont eu sur son encadrement, son subventionnement et même sa définition.

L’Etat Belge, depuis sa naissance, n’a jamais eu d’appareils administratifs puissants. On dit d’ailleurs de la Belgique qu’elle applique une démocratie « consociative », c’est-à-dire une démocratie où l’Etat se contente d’arbitrer et d’établir des compromis entre les différents segments de la société. Cela explique que la coupure entre la sphère publique et la sphère privée n’aie jamais été très nette. La pilarisation de la Belgique entre chrétiens et socialistes, entre francophones et néerlandophones, a accentué la faiblesse de l’état. Ces caractéristiques culturelles de l’Etat Belge vont être le terreau qui permettra l’émergence du secteur non-marchand privé. Toutefois, d’autres raisons, qui relèvent clairement de choix politiques, sont à l’origine de ce secteur d’activité.

Prenons comme point de départ à cet historique la récession économique de 1973-1974. A cette époque, le souci principal des politiques publiques est de stimuler l’activité économique et de lutter contre le chômage. Pour ce faire, l’Etat incite le secteur public à engager des chômeurs. Ces programmes de mise à l’emploi sont financés par l’Office Nationale de l’Emploi (ONEm). Tous ces emplois concernent des travaux d’intérêt général, c’est à dire des activités “non-marchandes”.

En 1979, le gouvernement Martens 1er met en place un système de primes octroyées aux entreprises sans finalités industrielles et commerciales ainsi qu’aux institutions de soins et d’hébergement. martens2 C’est ce qu’on appelle le Plan Dewulf, du nom du ministre de l’emploi et du travail de l’époque. Ces primes sont conditionnées par l’obligation d’engager des chômeurs. L’objectif est double : Il s’agit de faire face à de nouveaux besoins rencontrés par la population, notamment en matière de soins de santé, tout en diminuant le taux de chômage.

Un peu plus tard, la révision constitutionnelle de 1980 va profondément influencer le développement de certaines politiques publiques. Le gouvernement Martens 1er précise dans sa déclaration d’investiture qu’il « appartient désormais aux communautés et aux régions de définir les politiques appropriées ». Les politiques dont il est fait allusion concernent principalement les matières personnalisables (enseignement, politiques sociales et de santé, formation professionnelle, etc.), c’est-à-dire celles liées à la vie des personnes et à leur relation avec certains services publics. Toutefois, la notion de secteur non-marchand n’existe pas encore en tant que telle. Elle apparaît pour la première fois dans l’arrêté Royal du 24/03/82, qui « encadre la promotion de l’emploi dans le secteur non-marchand ».

Les critères du non-marchand sont alors définis  comme devant « satisfaire à des besoins collectifs, être d’utilité publique ou sociale ou d’intérêt culturel et ne poursuivre aucun but lucratif ». Ce même arrêté met en place le programme de Troisième circuit du travail (TCT) qui a pour but de « pallier le chômage d’origine structurelle par la création d’emplois dans le secteur non-marchand, devant satisfaire à des besoins collectifs qui autrement n’auraient pas été rencontré ». On le voit, sans en faire encore un secteur d’activité à part entière, les politiques publiques encourage les activités non-marchande dans le but de créer des emplois..

En 1984, c’est la politique d’austérité qui est prônée . Des mesures sont prises et débouchent sur la réduction de la masse salariale. Une partie des économies faites par l’Etat va permettre de financer de nouvelles structures, notamment dans le secteur des services de soins et surtout dans l’aide à domicile. Cette restructuration provoque une réduction des lits disponibles dans les institutions hospitalières, notamment dans les services de santé mentale, et est accompagnée de la promotion du travail à temps partiel. C’est le secteur des soins dits « ambulatoires » qui est privilégié au détriment des hopitaux. Ce secteur ne va d’ailleurs pas cesser d’évoluer et d’occupper une place toujours plus importante à Bruxelles et en Wallonie.

Les accords de Val-Duchesse en 1986 entérinent l’exonération des cotisations sociales pour les ASBL et les ateliers protégés. C’est une mesure qui va également inciter à créer des nouveaux emplois. La révision institutionnelle de 1989 va ensuite permettre la création de la région de Bruxelles-capitale. Dans un même temps, les communautés et les régions voient la proportion de leur budget augmenter de 30% et la même année, Philippe Busquin, ministre des affaires sociales, continue une politique de restriction budgétaire, notamment dans le secteur hospitalier.

Cette conjoncture va permettre de mettre en avant la nécessité des services ambulatoires, c’est-à-dire « hors de l’hôpital » et va créer de nouveaux emplois. Un vaste mouvement de contestation sociale, qui s’insurge contre les mesures de Busquin, va d’ailleurs déboucher sur une revalorisation salariale des professions liées aux soins de santé et par là même à une prise de conscience de la force politique du secteur non-marchand.

Le « Maribel Social », c’est à dire un système de réduction des cotisations patronales mis en place au profit des aides familiales et des services aux personnes âgées va faire son apparition.  Ce fonds existe encore actuellement.

Les accords de la Saint-Michel et de la Saint-Quentin, en 1992-1993, marquent le transfert de certaines compétences de la Communauté Française vers la région Wallonne et la Commission Communautaire Française (Cocof) de la région de Bruxelles-Capitale. C’est cette dernière qui assure le financement du secteur non-marchand bruxellois. En 1995, toujours en suivant la même ligne politique, le plan pluriannuel pour l’emploi met en avant la priorité de stimuler l’emploi dans le secteur non-marchand.

On le constate sans peine : Dans le courant des années 80-90 ce sont les choix budgétaires des gouvernements table1successifs qui ont permis l’évolution de ce secteur. Il faut toutefois attendre l’arrêté royal du 16/04/1998 relatif à la promotion de l’emploi dans le non-marchand  pour que soit enfin précisé de manière exhaustive les activités que ce terme recouvre. La même année, ce secteur va s’organiser sous forme de Confédération des Entreprises du Non-Marchand, et sera pour la première fois représenté dans le Conseil Central de l’Economie. Il siège depuis lors comme observateur au Conseil National du Travail. Son poids politique est désormais bien plus important.

L’année 1999 est le théâtre d’un changement significatif : Pour la première fois depuis 1958, les sociaux-chrétiens sont évincés du pouvoir. La déclaration d’investiture du gouvernement Verhofstad 1er insiste sur la collaboration entre secteur public et privé et sur la délégation de certaines tâches vers le secteur privé. Ce gouvernement, un an plus tard, prônera la participation et la coordination entre les pouvoirs publics et le secteur associatif non-marchand. Cela débouchera au niveau fédéral sur les accords du non-marchand. Ceux-ci vont harmoniser les barèmes des travailleurs du secteur, réduire le temps de travail en reconnaissant sa pénibilité et dégager des fonds pour l’accompagnement des stagiaires et la formation du personnel. Ce consensus fut possible en grande partie grâce à l’excellente collaboration entre les employeurs du non-marchand et les syndicats ainsi qu’à la marge budgétaire significative dont disposait le gouvernement.

En 2000, le secteur employait en Belgique un total de 224.118 emplois (pour un total de 178.206 équivalent temps plein). Le secteur non-marchand est désormais politiquement incontournable.

La noosphère vue par les Vénusiens.

La noosphère, ça vous dit quelque chose ?  Non ? Et bien c’est un terme inventé par Vernadsky et développé par Pierre Teilhard de Chardin.

Commençons par le début car ce qui va suivre pourrait  sembler quelque peu abstrait.

La lithosphère (ou géosphère) est l’ensemble de la masse inerte (pierre, terre, etc.),  la biosphère l’ensemble de la masse vivante. Plus récemment, on a parlé de sociosphère, c’est-à-dire l’ensemble des interactions entre organismes vivant (communication humaine et écologie). En suivant ce raisonnement, on peut sans trop de difficultés imaginer la noosphère, c’est-à-dire, au travers des langages et des idées, l’ensemble de l’activité intellectuelle humaine.

Si nous étions des anthropologues Vénusiens chargé d’étudier la Terre et ses habitants, on pourrait sans peine observer la lithosphère, la biosphère et la sociosphère (en imaginant que les Vénusiens utilisent des concepts similaires). Toutefois, le monde virtuel des idées  serait à jamais invisible et hors de leur portée. En tant qu’observateur extérieur, il est impossible d’imaginer qu’il existe un lieu, même virtuel, où siègeraient les idées et les concepts. Pourtant, bien qu’étant invisible même pour nous, en tant qu’être humain nous savons que ce monde existe (en effet, chaque jour nous pensons et raisonnons en compulsant et en articulant toute une série d’idée entre elles, une infime partie d’entre elles sont matérialisée par la communication et la création, les autres restent dans des zones obscures de notre cerveau, attendant le moment propice pour surgir ou disparaitre à jamais).

Vous me répliquerez sans peine que le cerveau humain ne peut être un tel lieu de globalité. Les idées contenues dans un cerveau ne sont qu’une parcelle par rapport à toutes celles émise sur Terre, hors nous parlons ici bel et bien de l’ensemble de l’activité intellectuelle humaine. Il ne faut donc qu’un pas pour imaginer ce qu’on appelle communément la « conscience collective », c’est à dire la noosphère ou “extelligence”.

 A moins d’être télépathes, les Vénusiens n’arriveraient jamais a de telles conclusions.

 Pour appuyer cette idée de noosphère, certains scientifiques parient sur le fait que l’augmentation des humains interconnectés entre eux par les nouveaux moyens de communication va amener l’humanité à un nouvel état physique (comme l’eau par exemple devient gazeuse si on la porte à ébullition). En effet, d’après la théorie des systèmes de Ludwig Von Bertalanffy , un système est supérieur  à la somme des parties qui le compose. L’idée de connecter toute l’humanité entre elle pourrait donc donner quelque chose de supérieur à la somme des hommes et des femmes qui la compose. D’où l’idée de conscience collective, ou noosphère, encore au repos actuellement. Cette idée n’est pas nouvelle mais l’apparition d’Internet, considéré comme le système nerveux de la noosphère, lui redonne son actualité.

Enfin, l’idée de noosphère fait également référence au concept de « convergence » de l’humanité (c’est-à-dire qu’inconsciemment, l’évolution de l’humanité, chapeauté par la noosphère, verrait ses aspirations converger vers un but commun. Sous le regard aguerri de nos anthropologues Vénusiens, notre chère humanité ne ressemblerait,  à l’aune des ces théories, qu’à une gigantesque ruche.

 Bref, toutes ces considérations, qui vont du gentil mysticisme au diktat de la science nous promettent d’ores et déjà un 21 ème siècle riche en découvertes les plus farfelues.  A quand la « noocratie » comme système d’organisation politique ? Certains y croient déjà.

Dans la lignée de la noosphère, il y a aussi la mémétique. Mais ça sera pour le prochain épisode…

 

 

Paramilitarisme en Ossétie et en Georgie.

Les projecteurs sont tous dirigés vers l’Empire du Milieux et ses Olympiades. Pendant ce temps, l’Ossétie du sud saigne, en proie aux cosaques, les milices irrégulières russophones, qui, sous protection de l’état major Russe, s’adonne aux pillages et aux exactions les plus sauvages. Le lieutenant Victor, un responsable Russe d’un Checkpoint, aurait parlé d’eux en ces termes: «On ne les laisse plus entrer dans Gori, ils ont un peu exagéré». Ce propos, émanant d’une personne du même camps, fait frissoner…

On ne sait pas encore ce qu’il se passe là bas, près de Gori, derrière les lignes de l’armée russes ; mais avec un peu d’imagination, on peut sans peine se représenter le cauchemar qui se joue.

En effet, si les journalistes ont pu sans peine passer par les territoires contrôlés par l’armée Géorgienne, qui a bien retenu la leçon du parrainage étasunien concernant la « visibilité médiatique d’un conflit », il n’en va pas de même sur les territoires occupés, pour un certains temps soyons-en sûrs, par l’armée de Poutine.

Le paramilitarisme, quelque soit son nom (Autodéfense Unie, Oustakis, Cosaques, Escadron de la mort, etc.) a cette particularité de ne pas faire couler beaucoup d’encre. Dans les conflits armés, la presse les dépeint souvent comme des délinquants agissant pour leur propre compte, des mauvais garçons aux vils instincts qui se paieraient une bonne tranche d’adrénaline par le pillage, le viol et l’assassinat.

Toutefois, ne soyons pas dupes. Les armées régulières ont toujours entretenu ces « troupes clandestines » pour les basses besognes que les caméras ne leur permettent pas d’accomplir elles-mêmes.

Plutôt que de paramilitarisme, parlons plutôt de militarisme décomplexé… 

Le coût de la vie.

On ne parle que de l’étude Mercer sur le Net. Ce sujet fera donc peut être grimper les statistiques de mon blog. La prochaine fois, je parlerai des jeux olympiques de Pékin …juste au cas où…

Bref.

Selon une récente étude faite par  le cabinet de consultants Mercer, Moscou serait cette année la ville la plus chère du monde.  Elle serait suivie de très près par Tokyo, a qui elle a ravi son « titre », ensuite viendrait Londres, Oslo et Seoul. D’après cette étude, les villes les moins chères seraient toutes Latino-Américaine : Montevideo, Buenos Aires et Quito arrivent dans le bas de la liste.  Asuncion  au Paraguay obtiendrait la palme de la ville la moins chère. L’étude ne porterait que sur 147 villes, toutes  d’importance au niveau démographique.

Les paramètres utilisés pour cette enquête se basent sur les prix du tabac, de l’alcool, des vêtements, de la nourriture, de l’immobilier, de l’accès aux sports, des transports et bien sûr des soins de santé.

Toutefois, il faut à mon sens mettre à un bémol à la fiabilité d’une telle entreprise.  On pourrait me croire atteint d’un accès d’outrecuidance mégalomaniaque qui friserait l’indécence pour oser ainsi braver l’expertise de tels spécialistes. Néanmoins je me permets de rappeler que cette enquête concerne en premier lieu les expatriés, c’est-à-dire des personnes bénéficiant d’un travail largement rémunéré, ayant l’habitude de fréquenter les grandes chaînes d’hôtels internationales, et surtout vivant de manière occidentale, c’est-à-dire en fréquentant des clubs sportifs, des bars privés, des discothèques et des restaurants chics et s’habillant plutôt chez Dior que chez le tailleur de la Médina du coin.

Sous cet angle, Moscou serait peut être bien la ville la plus chère… surtout si le whisky s’achète au comptoir côté piscine de la Private Party du coin. Point de vue transport, un taxi de Tokyo est sûrement plus onéreux qu’un métro à Mexico et les soins de santé de la clinique du quartier des coopérants de Lagos au Nigéria  aura sûrement, pour le malade de l’hôpital publique de New-York, des tarifs à faire dresser ses cheveux sur sa tête. Et puis peut-être qu’un hôtel  4 étoiles de Séoul endommagera plus le portefeuille qu’un 5 étoiles de Berlin…mais est-ce bien une comparaison fiable quand on parle du coût de la vie. Dans un cas comme dans l’autre, il existe une multitude de bouis-bouis et autre gargote bon marché pour qui sait les trouver, encore faut-il vouloir prendre la peine de les chercher, pour peu que leurs existences aient germé dans l’âme de ces chercheurs.

Ce qui s’esquisse à travers mon pamphlet, c’est la conclusion qu’à travers ces résultats, on voudrait nous faire croire à une réalité objective et chiffrable. C’est bien évidemment sans compter les quartiers populaires. Chez Mercer, on ne s’aventure pas trop dans les quartiers qui sentent, dans les quartiers qui suent dans les quartiers qui triment. Un choix méthodologique peut être.

Pourtant ceux-ci forment encore la majorité des lieux, en superficie et en population j’entends, de la plupart des mégapoles. Lorsqu’on lit les commentaires de l’agence Mercer, où la classification « positive » est liée au côté onéreux de la ville (on aurait pu se demander pourquoi pas un top 50 des villes les moins chères, où Asuncion se disputerait la place avec Quito et Buenos Aires…), on se rend compte qu’il s’agit bien d’un classement fait à partir d’une standardisation des habitus de la classe dominante. Nous sommes ici dans la “logique du luxe” où la  Jet Set plus que tout autre marque de son empreinte l’aura de la ville… et la recherche qui s’y rapporte.

Tout cela n’est pas bien nouveau, mais la candeur avec laquelle la plupart des médias nous présente cette étude fait sourire et nous renvoie à la sentence de toute époque : l’ethnologie d’un peuple s’est toujours faites au travers de sa classe dominante. En ce sens, pour les sceptiques de tout poil, il est grand temps de se pencher sur le concept de de la ”lutte des classes” qui de Marx à Bourdieu en passant par Badiou, éclaire d’une étincelante lumière “l’inexprimable” contenu dans cette enquête.

 

Le site de l’enquête: http://www.mercer.com/costofliving#Cost_of_living_top_50_cities

Un autre article sur les villes (qui n’a rien avoir mais qui est très sympa): http://manosuelta.wordpress.com/2008/06/27/las-10-ciudades-mas-contaminadas-segun-popsci/

Un peu de para-histoire…

 

Les cellules de planification mutante et non-mutante datent de la Pré-république, quelques décennies à peine après  la dernière Guerre Psychique  (30914-30918).

 Dans cette époque lointaine, (la transmigration de matière n’était encore qu’à ses balbutiements, c’est vous dire si ça date !) quelques personnages sans envergure notable décidèrent qu’il fallait vaincre l’appréhension de la population  à l’égard des unions mixtes inter-espèces.  Ce mouvement était tout à fait avant-gardiste . En effet, nul n aurait oser imaginer voir des progénitures nées d’un Vulcain et d’une Spacienne, et moins encore celles d’un terrien Alpha avec une Filandreuse de Mars. Pourtant, ce combat progressiste qui fut mené avec un acharnement militant et dévoué, fit vaciller les fondements inégalitaires du régime des  ploutocrates qui régnaient alors sur les Multitudes Intersidérales.

 

Les évènements débutèrent lorsque Rosaparx, citoyenne terrienne Alpha refusa de prendre place à l’arrière d’une navette d’un  long courrier CMP (Consortium de Migration Publique) et s’obstina à siéger dans le compartiment d’apesanteur réservé aux larves décérébrées d’Atlantis (il était convenu à l’époque que les décérébrés étaient des privilégiés. C’est d’ailleurs de leurs rangs qu’étaient issus les grands dirigeants des Multitudes).

 

Face à ce manquement à la légalité, il fut décidé de la désintégration immédiate de la coupable. Fort heureusement, un gynédroïde identifié comme étant Sim-One Veil s’interposa avec succès. Un autre passager présent, qui devint plus tard le célèbre Psycho-Pape Luther Martin dit «  le Roi », s’inspira de cet évènement pour rallier les foules derrière lui avec sa phrase célèbre : j’ai fait un rêve (cette affirmation semble douteuse au vu des quantités de psychosomnifères qu’ingurgitaient en ces temps-là chaque citoyen…)

 

L’affaire prit une tournure intergalactique: Ce qui au départ fut une simple revendication du droit à aimer son prochain et à être son égal (peu importe qu’il ait des pseudopodes, un cortex ventral où un appendice quodal) ce mouvement de prostestation raciale devient très vite une guerre de classes:  Partout, les peuples réprimés s’érigèrent contre l’ordre établi  et l’on vit d’un jour à l’autre l’Homo-Atlantis perdre sa suprématie !

Un Centauride du nom de Ned Ludism, nannotechnicien chez Mirrorsoft, brisa des consoles et des terminaux en guise de révolte, donnant par la même naissance au mouvement Luddisme. Partout, les classes laborieuses qui suaient sang et eau sur les moyens de productions, mais n’en recevaient aucun dividendes, l’imitèrent et provoquèrent la consternation des ploutocrates (à leurs yeux casser des machines était un manquement certain de courtoisie et d’éducation).

Thor Nesmakhno, un leader des Manouvriers Cyriliques, tout près de Sirius, se fit remarquer par son indépendance et son refus de toutes concessions. Il prit même les armes contre ses  alliés, les fameuses Légions Ecarlates (par opposition aux Phalanges Immaculées qui furent sous les ordres des ploutocrates) . Il devint pour plusieurs génération la figure de l’insoumis, donnant même son nom à un célèbre groupe de rock.

Un autre insoumis, cité par Carlos Engelsmarx, qui marqua aussi cette période de trouble fut le fameux Tom Hassmunzer, et sa cohorte d’anabaptistes. Ces religieux plus réformateurs encore que les réformateurs les plus  zélés de ces temps-là, n’hésitèrent pas à prendre les armes pour fonder leur propre colonie spatiale : Gomorrhe. Elle fut malheureusement totalement rasé par les troupes Téléréactionaires du Zélote Georgio Boutche. 

 Une acalmie suivra, mais elle sera de courte durée.

 En effet, un évènement anodin provoquera la Grande Réforme, celle que les Multitudes attendaient: Elle se fit jour lors des batailles dites “des barricades” (du nom de la chaîne de météores qui entoure Acturus) au mois de mai 30968. En effet, Gui du Bord, fervent lecteur de Carlos Engelsmarx, critiqua ouvertement l’organisation des Multitudes en les qualifiant de “société du spectacle et de l’aliénation”. Ce slogan suffira à enflammer les jeunes générations aisées, jusque là restée très distantes face au conflit, et à donner une nouvelle impulsion à la révolution.

C’est exactement à ce moment que les gynédroides Sim-One Veil, déjà citée, et Sim-One Deb-Ovoir  parvinrent par obtenir une législation applicable à toutes les femelles reproductrices de la Multitude, quels que soient leur code génétique, et qui leur permettaient de disposer de leurs corps et de leur ADN comme bon leur semble. C’est ce qui donna naissance, nous y voilà enfin, aux Cellules de planification Mutante et Non-Mutante, c’est à dire à ces lieux d’ouverture sexuelle, de respect pour l’altérité, de prévention contre les infections sexuellement transmissibles, de protection contre les violences conjugales, de promotion des moyens de contraception et d’informations sur la planification des naissances et sur le droit à l’avortement, qu’elles soient intra ou extra-utérines.

Certes, si certaines  de ces figures emblèmatiques sont devenues plus tard de pleutres bureaucrates ou d’arrogants rentiers  prêchant le dicton moderne: “Ne faites pas la révolution, vos grands-parents l’ont faites avant vous”, il n’en reste pas moins qu’ils nous ont donné sujet à de belles histoires…

 

Ambulatoire.

A Bruxelles (Bronx-Hell pour les intimes), sévit dans les eaux glauques une bien curieuse pieuvre que l’on nomme communément (en baissant la voix et en jetant des regards apeurés alentours)  ”Le secteur non-marchand”…

Gouffre budgétaire pour certains Oligarques du Plat Pays, noyau de résistance pour ceux qui adressent en secret des prière aux Idoles du Secteur Public, cette créature polymorphe qui compte quelques milliers de fidèles a aujourd’hui bien malheureusement de nombreux détracteurs.

Pourtant, c’est grâce à ses tentacules dégageant d’âpres senteurs curatives que la majorité silencieuse vit un peu plus dignement les affres du quotidien.

Un des rejetons de cette créatures, à vingt milles lieues du projecteur des médias nationaux, a pour épithète “Ambulatoire”. Sa définition dans le Grimoire est la suivante: Qui se pratique sans hospitalisation et permet au malade de poursuivre ses occupations habituelles.  On parle bien entendu  du fameux ”secteur ambulatoire”, dont moi-même, humble rédacteur de ces quelques lignes,  suis le dévoué contributeur.

Or, l’actualité bouge O mes Fidèles! Vendredi dernier, dans l’Octogone du Conseil des Sages Bronx-Hellois, siègeant au 69 rue du Lombard à 1000 Bronx-Hell, un vote historique a eu lieu!!! L’avant projet du décret de l’ambulatoire, proposé par les Stratéguerres Kir ( Partisan Solidaire) et Cerhexe ( Citoyen pour le Devenir Humanoïde) a été approuvé par le Collège des Francs.

 Il s’agit d’une véritable reconnaissance de ce secteur d’activité intergalactique (qui regroupe pas moins de 13 services spatiaux dont par exemple les fameuses Entités Médicales ou encore les Cellules de Planification Mutante et Non-mutante).

Mais,…(car il ya toujours un “mais” qui insidieusement est tapi dans l’ombre, profitant lâchement de nos sens engourdis…)  il y a un prix a payer…car cette reconnaissance qu’on a arraché  à nos diktateurs demokrats implique de plus lourdes responsabilités…

Il ne faut pas nous étonner dès lors qu’un surplus de contrôle de nos bienveillants dirigeants agrémente notre valeureux travail.

Mais pour cela, il nous faut attendre le prochain épisode…..