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Archive for the ‘Amérique latine’ Category

On the road.

Vous avez aimé Mad Max ? Vous adorerez Caracas, la capitale du Venezuela. 

 Dans un pays où l’essence coûte moins cher que l’eau, il est normal que la voiture soit un moyen passablement privilégié. Mais quelles voitures ! Outre les 4×4, appréciées par les élites dans tout les pays en voie de développement, on observe ici à perte de vues, dans les quartiers plus populaires, des files de Buick, de Cadillac, de Dodges. Et puis des Chevrolets ici, des Ford là-bas (la Mustang évidemment !), des Jeep, des Packard, des Pontiacs, bref, tout ce dont notre imaginaire d’occidental gavé de films « gringos » s’est nourri durant notre enfance malléable est régurgité ici en « tôle et en moteur », avec le cachet propre aux ancêtres puisque la plus récente de ces épaves doit dater du début des années 80.mad-max1

 Les flammes, le cobra ou le crâne humain peints sur les flancs ou les capots des voitures sont presque monnaies courantes et le fin du fin reste bien évidemment le pare-choc renforcé de pointes ou encore l’enjoliveur hérissé de piques.   C’est la chaude ambiance ! (Au propre comme au figuré car voyez vous, il n’est pas rare de voir sur les bas-côtés de la routes des incendies naissant, véritable murets de flammes, dont l’origine reste floue mais dont tout le monde semble se soucier comme de l’an 40). Le « road movie » plus proche du « Crash » de J.G.Ballard que de « Thelma et Louise » que vous allez vivre pourra être ponctué par l’apparition d’un personnage assez important, l’arlequin local, j’ai nommé le flic-motard ! Oubliez Poncherello car ici les flics peuvent parfois se rencontrer chevauchant leur moto torse nu et sans casque. Pas de panique, seul règne le non-code de la route. Toutefois, évitez tout commentaire et fermez le verrou de la portière. Vous êtes à Caracas, nom de Dieu !

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Pantaleon et les visiteuses

Un fou rire sur 300 pages, c’est ce qui me vient à l’esprit quand je pense à cet ouvrage de Vargas llosas.

Imaginez la forêt amazonienne du Pérou dans les années 50 et un capitaine de l’armée nommé Pantaleon y débarquant avec une nouvelle affectation. Sa mission est très spéciale: coordonner et organiser le régiment des “Visiteuses”, qui ne sont autres que des prostituées envoyées par convois entiers vers les bases militaires les plus retranchées de la jungle pour y apporter un peu de réconfort aux troupes. L’opération est une réussite totale, si bien que ce régiment va croître jusqu’a inquiéter les pontes de l’armée trop soucieux de préserver la dignité de celle-ci.

Avec un style d’écriture unique, presque expérimental, Vargas Llosa va nous entrainer avec beaucoup d’humour sur les traces de ce capitaine et de ces troupes peu conventionelles.

A lire absolument!

Alvaro Mutis

Alvaro Mutis….

Je dois dire que malgré le ton parfois méprisant de l’auteur, l’élitisme à peine voilé et l’horrible sensation d’être face à un monsieur “qui-a -tout-vu, tout-vécu-et-qui-a-une-opinion-sur-tout”, le récit “Ilona avec la pluie” de Alvaro Mutis reste un petit joyaux litteraire.  Evidemment, on pense à Conrad, mais pas à cause des bateaux et de la Mer, plutot dans le caractère des personnages, la manière dont l’auteur parle à travers eux.

C’est à travers son personage fétiche, Maquroll le Gabier, que Mutis nous emmène dans les souvenirs de cet aventurier parfois trop “archétypal”.

Pour quiconque désire approcher la littérature latino-américaine, Mutis est une bonne porte d’entrée. En effet, il serait le plus “européen des écrivains sud-américains” et donc le plus accessible. On est donc bien loin des Garcia Marquez, Cortazar, Borges et consort. Cela dit, pour ma part, ces derniers lui sont de loin supérieurs.