Robot, cyborg et androïde.
En 1949, Isaac Asimov publie un recueil de nouvelles intitulé « I, robot ». C’est la première fois que le
thème des robots prend place dans la conscience populaire avec une telle ampleur. En effet, même si ce sujet n’était pas nouveau, il sera cette fois popularisé grâce à la large diffusion du livre d’Asimov et au fait qu’au même moment, Norbert Wiener participe aux conférences de Macy qui déboucheront en 1950 sur la « Cybernétique ».
La représentation de ces nouvelles technologies porteuses d’espoir après le traumatisme de la deuxième guerre mondiale, a peu à peu envahi notre microcosme culturel via des médiums aussi divers que la télévision, le cinéma, l’illustration la musique ou la littérature.
Ainsi par exemple, l’Intelligence Artificielle (IA) est un des nombreux thèmes du film « 2001, a space odissey » de Stanley Kubrick. Dans un autre registre, on se souviendra aussi de la série télévisée « 6 millions dollars man » où Lee Major interprétait un colonel de l’armée auquel on avait greffé 2 jambes, un bras et un oeil bionique. Un peu plus tard, Kraftwerk sort son morceau « We are the robots » et en 1978 « Goldorak » fait son apparition sur les écrans en France. Une véritable robomania s’installe et va écumer pour plusieurs années la presse et le paysage audio-visuel .
En 1982, l’illustrateur Japonais Sorayama édite sa série d’illustrations « Sexy robot », donnant une nouvelle dimension, sous le signe d’Eros cette fois, à cette fascination pour l’anthropomorphisme technologique. En 1984, le groupe Queen sort son morceau « Radio ga ga », qui utilise comme support visuel des scènes du film « Metropolis » de Fritz Lang , long métrage du cinéma muet qui reprit à son compte l’imagerie de la machine vivante, du robot, de l’intelligence artificielle. Dans la même période, une littérature de science-fiction dites « Cyberpunk » arrive à maturité, et publie des récits où la question de la frontière de plus en plus floue entre l’humain et la technologie est largement posée. Ce thème sera mis à l’écran en 1988 avec le film « Tetsuo » de Shynia Tsukamoto, fable horrifique sur la fusion d’un homme et d’une machine. Bref, il serait trop long de faire une liste exhaustive des oeuvres mettant en scène de manière esthétique ou conceptuelle le fameux “cyborg”, c’est à dire l’homme amélioré par la technologie.
Bien entendu, toutes ces œuvres sont totalement disparates et ne reflètent pas une idéologie précise. Le robot, l’intelligence artificielle et leurs interactions avec les humains sont parfois critiqués, parfois applaudis ou encore utilisés comme métaphore d’un fait social particulier. Quoiqu’il en soit, l’imagerie quant à elle, puisque c’est de cela qu’il est question ici, est bien présente et débouche aujourd’hui inévitablement sur des références ancrées dans notre conscience collective.
A ce titre, une étape importante dans la fusion humain-machine vient ainsi d’être réalisée par le Rehabilitation Institute of Chicago. En effet, un bras entièrement bionique a été greffé à Claudia Mitchell, une ancienne Marines victime d’un accident de moto. Non seulement les branchements du bras sont directement reliés à son système nerveux (ce qui lui permet de le bouger par un simple ordre mental) mais surtout, ce bras entièrement synthétique lui permet de ressentir les sensations du toucher grâce à des connexions nerveuses.
Au Japon, le ministre de l’économie du commerce et de l’industrie décerne chaque année un prix aux meilleurs robots dans diverses catégories professionnelles (médicale, ménagère, industrielle, etc.) montrant par là même que le robot devient symboliquement un acteur de plus en plus autonome et « personnalisé ».
Enfin, aujourd’hui une appellation telle le Cyber-sexe est devenue anodine et concerne bien une fusion Humain-machine. Un nombre croissant de sociétés investissent aujourd’hui dans la recherche et la création d’androïdes et de gynéides voués à devenir des partenaires sexuels.
On le constate, l’ampleur du phénomène influe aujourd’hui sur les priorité des recherches scientifiques qui sont largement influencées par cette imagerie du robot. Le rapport étroit humain-machine est devenu indubitablement une référence qui dépasse le champ culturel pour entrer aujourd’hui dans le champ organisationnel de nos sociétés.
Le plus clair exemple de cyborg rèel(homme amèliorè dis tu…)c’est le duo homme-poupèe gonflable-vibrante. Un veritable hymne à la technique. Maintenant surpassè par l’homme ècran,wifistolè,branleur par adsl,multi blogueur chatrè par cable.La realitè est moins lirique que la sf,plus vache,plus molle.Puante et banale.Rigolotte parfois …rarement.