Tarnation
14 juillet 2008
“Tarnation” (littéralement “damnation éternelle”) est le titre peu conventionel d’un documentaire qui l’est encore moins. Il s’agit du récit
autobiographique de Jonatan Caouette qui au travers d’un patchwork de médias allant du film aux photos en passant par les enregistrements audio nous retrace sa vie mouvementée.
Une famille de la middle-class du Texas dans les années 80′ constitue le contexte du récit. C’est dans cet environnement que Jonatan va connaître la douleur, et aussi apprendra à l’exorciser. Dès sa petite enfance, il est arraché à sa mère jugée malade mentale. Il subira deux années durant les mauvais traitements de sa famille d’accueil avant d’être élevé par ses grands-parents.
Dès l’age de 11 ans, Jonatan réalise des petits films où il se met en scène et où il capture des moments de la vie familiale. En filigrane de l’histoire, il y a son homosexualité, son instabilité mais surtout l’absence de sa mère. Cette mère qui sera internée en psychiatrie plus d’une centaine de fois suite aux traitements aux électrochocs que lui feront subir ses propres parents. Cette mère qui semble être la raison même du documentaire, la pièce centrale d’un échiquier complexe, cette femme qui a rompu le cycle des mauvais traitements mais qui en a payé le prix fort.
Grâce à elle, Jonatan se bat, parfois contre lui-même. Le document qu’il nous livre est en définitive la preuve de son acharnement à chercher sa place et son identité. En cela sa créativité, passant parfois par des canaux peu conventionnels comme le cinéma underground, l’opéra-rock où la confrontation directe avec sa famille, nous laisse pantois face à tant de courage.
Ce témoignage dérangeant aux allures exhibitionnistes, qui a été co-produit par Gus Van Sant, sera peut-être un précurseur dans sa manière qu’il a d’éclairer la face privée de nos sociétés occidentales.
15 juillet 2008 à 15:48
Esta película es muy fuerte, todo un ejercicio de estilo y coraje; me recuerdan dos temas: uno, el tocado por TJ Leroy en sus libros, por aquello de gringolandia profunda,violencia, niñez y trastocamiento, la otra, es una película llamada Capturing the Friedmans, documental también, donde se utilizan los videos caseros de esta familia para llevar el hilo de la historia, sobre pedofilia, procesos, violencia, apariencias.