1977

14 juillet 2008

Deuxième opus du Red Ridding Quartet de David Peace. Une suite magistrale même si les pistes se brouillent de plus en plus. Le ton est à nouveau proche du désespoir. Les protagonistes vivent un cauchemar permanent et vont s’enliser jusqu’au cou dans ce qui pourrait bien être leur dernière “affaire”.

Les points d’interogations qui avait clôturés “1974″ restent en suspens mais l’auteur y fait référence, comme pour rassurer le lecteur et lui dire que le temps viendra pour déchirer le voile, ce voile teinté de sang et de larmes qui recouvre l’univers glauque de Leeds.

 Pas de répit pour Jack Withhead et Mike Frazer, tout deux personnages secondaires du premier opus et cette fois-ci au premier plan, unis par une même traque, celle de l’Eventreur du Yorkshire. Jack le journaliste, ancienne gloire de la presse locale, hanté par des fantômes et rongé par l’alcool, et Frazer le flic, tourmenté à l’idée que l’Eventreur pourait s’en prendre à la jeune prostitué qu’il protège et dont l’affection qu’il lui porte s’est muée en obsession.

Jack et Mike, unis aussi par leur passé car tout deux ont connu Eddie Dunford,  ce journaliste perturbé et personnage central de “1974″ qui illustra bien le dicton “Curiosity killed the cat”. Enfin, on l’espère, car dans le Yorkshire il est des choses pires que la mort…

David Peace pauffine son style. Les formules saccadées et le style agressif de sa plume rende l’atmosphère du livre lourde à souhait et illustrent à merveille jusqu’à quel point l’Homme est maître dans l’art de faire mal, dans l’art de SE faire mal…

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