« Stay-Behind »

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la hantise du communisme a amené les pays membres de l’OTAN, sous la houlette des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à mettre en place des réseaux clandestins constitués de militaires, de gendarmes, de membres de la sûreté de l’état, ayant en commun des sympathies prononcées pour l’anticommunisme, voire l’extrême-droite. Nombre de leurs cadres furent enrôlés dès 1947 parmi notamment d’anciens SS. Ces groupuscules entraînés aux techniques de contre guérilla constituaient des groupes armés prêt à intervenir en cas d’invasion de l’Europe occidental par le bloc de l’Est. Leur particularité fut leur caractère antidémocratique. En effet, selon le constat que la gauche était solidement implantée dans les pays d’Europe occidentale via notamment les partis socialistes, les Américains et les Britanniques jugèrent opportun de manoeuvrer ces réseaux parfois sans l’aval des gouvernements en place. C’est William Colby, ancien directeur de la CIA, qui en fait pour la première fois publiquement mention en 1978 dans ses mémoires.

Communément appelée « Stay-Behind », ces armées endormies, sous le contrôle des services de renseignement Américains et Britanniques via le SHAPE, suscitent encore aujourd’hui bien des interrogations, notamment en Italie et en Belgique où ils furent suspectés d’alimenter un climat de tension par l’exécution d’actes de terrorisme.

Les années 70 en Italie sont connues sous le nom d’« années de plomb » car elles ont été le théâtre particulièrement violent d’une série d’attentat qu’on attribua pour la plupart à tort à l’extrême-gauche. Le premier perpétré en 1969 à la piazza Fontana à Milan fait 16 morts. Son auteur présumé, un anarchiste du nom de Giuseppe Pinelli meurt « mystérieusement » d’une chute du 4ème étage du commissariat où il était interrogé. Suivront plusieurs actions violentes tout au long de la décennie.

En 1980 une bombe explose dans la gare de Bologne. Bilan: 83 morts et plus de 200 blessés. Si c’est l’extrême gauche et les Brigades Rouges qui sont d’abord accusées, on saura plus tard que l’attentat a été perpétré par les néonazis Valerio Fioravanti et Francesca Mambro, avec l’aide de la sûreté de l’Etat. Les exécutants seront condamnés en 1995 à la prison à perpétuité. Suite à ce procès, la cour de cassation révèle dans son arrêt du 23 novembre 1995 « l’existence d’une vaste association subversive composée d’une part par des éléments provenant des mouvements néo-fascistes dissous et d’autre part par Licio Gelli, le chef de la loge P2, Francesco Pazienza, le collaborateur du directeur général du service de renseignement militaire SISMI ainsi que deux autres officiers du service ».

On saura plus tard,grâce aux déclarations du terroriste d’extrême droite Vincenzo Vinciguerra, le véritable auteur de l’attentat de Piazza Fontana, condamné à la prison à perpétuité, que les attentats, visaient une stratégie de la tension : « La raison »  dit-il « en était assez simple. [Ces attentats] étaient censés forcer ces gens, le peuple italien, à s’en remettre à l’État pour demander plus de sécurité. C’est à cette logique politique qu’obéissaient tous ces meurtres, et tous ces attentats restent impunis car l’État ne peut s’inculper lui-même ou avouer sa responsabilité dans ce qui s’est passé. »

Le 24 octobre 1990, Giulio Andreoti, le premier ministre italien, révéla au public l’existence du réseau GLADIO, un « Stay-Behind » qui avait rejoint dès 1964 le « Cooperation and Planning Commitee », un bureau de sécurité dépendant directement du quartier général de l’OTAN. Trois mois plus tard, le journal The Guardian daté du 16 janvier 1991 écrit que: «  Les pièces ayant servi à la fabrication de la bombe (de l’attentat de Bologne) venait d’un arsenal utilisé par GLADIO (…) selon une commission parlementaire sur le terrorisme ».

Un lien ,ténu certes faute de preuves supplémentaires, mais un lien tout de même, entre Gladio, l’OTAN, les néo-fascistes et les attentats…

A qui profite le crime? Les attentats attribués à tort à l’extrême gauche italienne ont complètement discrédité celle-ci. Le « compromis historique » entre communistes et sociaux-chrétiens qu’Aldo Moro voulait mettre en place n’aura pas lieux non plus. Il sera retrouvé mort le 9 mai 1978 exécuté par les BRIGADES ROUGES. Emmanuel Amara montre dans un documentaire daté de 2006 comment des fonctionnaires américains, dont Steve Pieczenik firent tout leur possible pour faire échouer les négociations permettant la libération d’Aldo Moro. Ce fait est avéré et fut confirmé par Francesco Cossigna ministre de l’intérieur de l’époque.

Avec toutes ces allégations, il semblerait que le choix d’un régime, fusse-t-il en Europe occidentale, ne dépende pas seulement du choix des urnes.

Ne soyez pas parano, mais n’oubliez pas: They STAY BEHIND…

Un livre dont VOUS êtes le héros.

la cite des voleursVingt-cinq ans après le boom des « Livres dont VOUS êtes le héros », ces livres-jeu qui défrayèrent la chronique dans les années 80, les récits intéractifs sont de retour.  Cette fois-ci, c’est sur internet que cela se passe, notamment  sur les sites de  SVH et de Xhoromag, qui comprennent pas moins de 145 aventures écrites par des  amateurs (ADVELH en abrégé) grâce à un petit programme fourni sur le site et très simple à utiliser. Un forum spécialisé (Rendez-vous au 1) constitue la pierre angulaire francophone du renouveau de ce type de texte. On y trouve des critiques, des projets collectifs et bien sûr le fameux concours « Yaztromo » qui départage les meilleures ADVELH écrites durant l’année. Bref, pour rendre le genre plus littéraire, quoi de mieux que de le jeter en pâture aux internautes. Dans le lot, il y aura bien quelque chose qui sortira de plus intéressant que la triade « Chevaliers-Magicien-Dragon » qui a fait le succès passé de ces livres.

Pour ma part, j’ai testé le programme en écrivant une ADVELH assez courte et somme toute très banale (Chevalier-magicien-dragon? Oui, vous avez deviné… ) que vous pouvez tester en vous rendant de ce pas sur les terres de Chennara et tenter d’ y déjouer….Le Complot des Princes!

Incertaines élections.

Les Esprits-Machines qui contrôlent la Technocratie du Coliseum , cette instance suprême qui tend à supplanter toutes les prérogatives des gouvernements planétaires, ont donné leur accord  pour que se tiennent d’incertaines élections dans l’Imperium Belgarium.

Après les troubles communautaires des 2 dernières années, on peut se demander si ce n’est pas l’ existence de Belgarium qui va se jouer lors du scrutin de ce 7 juin . Faisons dès lors un petit tour d’horrizon des factions en présence.

Les provinces du nord, tentées  par le sécessionnisme, semblent confirmer la percée  de figures telles le Prince Bart de Wavre , le grand favori pour mener les forces conservatrices de la Haine Vénale. Le paysage politique se recompose en une myriade de groupuscules : ainsi, l’Ubbermarchand D-Day Kerre, habile à mystifier les foules avec son franc parler, ses manières rustres et son aversion pour la caste politique, pèsera peut-être plus lourd aujourd’hui que les vielles formations consensuelles. Déjà, ses milices privées infiltrent les plus hauts niveaux de pouvoirs, le premier à en avoir fait les frais fut Karl Gukt, haut représentant de l’Imperium dans les Hémicycles Spaciens. Cette multiplication de mouvements politiques semble toutefois jouer en défaveur des ultra-orthodoxes du Bloc Ultra, ces fanatiques de la périphérie de l’Imperium, qui prônent encore aujourd’hui le verrouillage des frontières Spaciennes. Leur flotte qui, dit-on, maitrise aujourd’hui la science Subluminique, a causé à maintes reprises bien des soucis. On se souvient de la guerre civile qui secoua le Planetarium de Loeux-Ven et qui fut causée en grande partie par les zélotes de cette formation au passé obscur. Toutefois,  leur menace semble aujourd’hui partiellement écartée, leurs thèmes favoris ayant été repris par des figures charismatiques issues de groupes plus modérés. Mais qui reste-il pour apporter une alternative favorable dans cet Imperium qui se sclérose et dont les représentants provoquent de plus en plus d’aversion ?

La faction  EchoLo (Echosystémique & Logique)  rassemble jours après jours de plus en plus de fidèles, surtout dans la cité état libertaire « Brûle-ces-lois ». Leur programme anti-mutant risque pourtant de leur causer quelques désagréments. Le conglomérat « Pouvoir et Syndicat » quant à lui risque bien de tomber en totale désuétude. Les nombreux scandales qui ont éclaboussé cette formation risquent de faire taire à jamais la voix de ces progressistes. Le CDH (Citoyens pour le Devenir Humanoïde) joue la carte de la communautarisation et rassemble les fidèles de la Révélation Ionique. Le risque est grand de voir resurgir les démons d’un passé révolu : celui où Eclésiarchie et Administrum n’était pas encore séparés de fait. Reste la puissante organisation criminelle du MR (Maraudes & Rafles), ces corsaires galactiques au services des Ubbermarchands qui depuis peu ont des prétentions politiques.

 Bref, la situation est bien instable dans l’Imperium Belgarium. La cohabitation problématique entre Centaurides et Casiopéens n’arrange en rien la concertation pourtant nécessaire et pour couronner le tout,  la soeur de l’Arkomte Hermanus Puyrom  aurait rejoint la rebellion des Partisans pour  la Téléologie Biologique (PTB), portant ainsi un coup dur à la famille Impériale.  

C’était Raymeedee  Kon-Ink, pour le bulletin de la Comète.

On the road.

Vous avez aimé Mad Max ? Vous adorerez Caracas, la capitale du Venezuela. 

 Dans un pays où l’essence coûte moins cher que l’eau, il est normal que la voiture soit un moyen passablement privilégié. Mais quelles voitures ! Outre les 4×4, appréciées par les élites dans tout les pays en voie de développement, on observe ici à perte de vues, dans les quartiers plus populaires, des files de Buick, de Cadillac, de Dodges. Et puis des Chevrolets ici, des Ford là-bas (la Mustang évidemment !), des Jeep, des Packard, des Pontiacs, bref, tout ce dont notre imaginaire d’occidental gavé de films « gringos » s’est nourri durant notre enfance malléable est régurgité ici en « tôle et en moteur », avec le cachet propre aux ancêtres puisque la plus récente de ces épaves doit dater du début des années 80.mad-max1

 Les flammes, le cobra ou le crâne humain peints sur les flancs ou les capots des voitures sont presque monnaies courantes et le fin du fin reste bien évidemment le pare-choc renforcé de pointes ou encore l’enjoliveur hérissé de piques.   C’est la chaude ambiance ! (Au propre comme au figuré car voyez vous, il n’est pas rare de voir sur les bas-côtés de la routes des incendies naissant, véritable murets de flammes, dont l’origine reste floue mais dont tout le monde semble se soucier comme de l’an 40). Le « road movie » plus proche du « Crash » de J.G.Ballard que de « Thelma et Louise » que vous allez vivre pourra être ponctué par l’apparition d’un personnage assez important, l’arlequin local, j’ai nommé le flic-motard ! Oubliez Poncherello car ici les flics peuvent parfois se rencontrer chevauchant leur moto torse nu et sans casque. Pas de panique, seul règne le non-code de la route. Toutefois, évitez tout commentaire et fermez le verrou de la portière. Vous êtes à Caracas, nom de Dieu !

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Le secteur non-marchand en Belgique.

Pour comprendre l’apparition du secteur non-marchand, son évolution et ses transformations, il convient de se pencher sur les tendances des politiques publiques de ces 30 dernières années et sur l’impact qu’elles ont eu sur son encadrement, son subventionnement et même sa définition.

L’Etat Belge, depuis sa naissance, n’a jamais eu d’appareils administratifs puissants. On dit d’ailleurs de la Belgique qu’elle applique une démocratie « consociative », c’est-à-dire une démocratie où l’Etat se contente d’arbitrer et d’établir des compromis entre les différents segments de la société. Cela explique que la coupure entre la sphère publique et la sphère privée n’aie jamais été très nette. La pilarisation de la Belgique entre chrétiens et socialistes, entre francophones et néerlandophones, a accentué la faiblesse de l’état. Ces caractéristiques culturelles de l’Etat Belge vont être le terreau qui permettra l’émergence du secteur non-marchand privé. Toutefois, d’autres raisons, qui relèvent clairement de choix politiques, sont à l’origine de ce secteur d’activité.

Prenons comme point de départ à cet historique la récession économique de 1973-1974. A cette époque, le souci principal des politiques publiques est de stimuler l’activité économique et de lutter contre le chômage. Pour ce faire, l’Etat incite le secteur public à engager des chômeurs. Ces programmes de mise à l’emploi sont financés par l’Office Nationale de l’Emploi (ONEm). Tous ces emplois concernent des travaux d’intérêt général, c’est à dire des activités « non-marchandes ».

En 1979, le gouvernement Martens 1er met en place un système de primes octroyées aux entreprises sans finalités industrielles et commerciales ainsi qu’aux institutions de soins et d’hébergement. martens2 C’est ce qu’on appelle le Plan Dewulf, du nom du ministre de l’emploi et du travail de l’époque. Ces primes sont conditionnées par l’obligation d’engager des chômeurs. L’objectif est double : Il s’agit de faire face à de nouveaux besoins rencontrés par la population, notamment en matière de soins de santé, tout en diminuant le taux de chômage.

Un peu plus tard, la révision constitutionnelle de 1980 va profondément influencer le développement de certaines politiques publiques. Le gouvernement Martens 1er précise dans sa déclaration d’investiture qu’il « appartient désormais aux communautés et aux régions de définir les politiques appropriées ». Les politiques dont il est fait allusion concernent principalement les matières personnalisables (enseignement, politiques sociales et de santé, formation professionnelle, etc.), c’est-à-dire celles liées à la vie des personnes et à leur relation avec certains services publics. Toutefois, la notion de secteur non-marchand n’existe pas encore en tant que telle. Elle apparaît pour la première fois dans l’arrêté Royal du 24/03/82, qui « encadre la promotion de l’emploi dans le secteur non-marchand ».

Les critères du non-marchand sont alors définis  comme devant « satisfaire à des besoins collectifs, être d’utilité publique ou sociale ou d’intérêt culturel et ne poursuivre aucun but lucratif ». Ce même arrêté met en place le programme de Troisième circuit du travail (TCT) qui a pour but de « pallier le chômage d’origine structurelle par la création d’emplois dans le secteur non-marchand, devant satisfaire à des besoins collectifs qui autrement n’auraient pas été rencontré ». On le voit, sans en faire encore un secteur d’activité à part entière, les politiques publiques encourage les activités non-marchande dans le but de créer des emplois..

En 1984, c’est la politique d’austérité qui est prônée . Des mesures sont prises et débouchent sur la réduction de la masse salariale. Une partie des économies faites par l’Etat va permettre de financer de nouvelles structures, notamment dans le secteur des services de soins et surtout dans l’aide à domicile. Cette restructuration provoque une réduction des lits disponibles dans les institutions hospitalières, notamment dans les services de santé mentale, et est accompagnée de la promotion du travail à temps partiel. C’est le secteur des soins dits « ambulatoires » qui est privilégié au détriment des hopitaux. Ce secteur ne va d’ailleurs pas cesser d’évoluer et d’occupper une place toujours plus importante à Bruxelles et en Wallonie.

Les accords de Val-Duchesse en 1986 entérinent l’exonération des cotisations sociales pour les ASBL et les ateliers protégés. C’est une mesure qui va également inciter à créer des nouveaux emplois. La révision institutionnelle de 1989 va ensuite permettre la création de la région de Bruxelles-capitale. Dans un même temps, les communautés et les régions voient la proportion de leur budget augmenter de 30% et la même année, Philippe Busquin, ministre des affaires sociales, continue une politique de restriction budgétaire, notamment dans le secteur hospitalier.

Cette conjoncture va permettre de mettre en avant la nécessité des services ambulatoires, c’est-à-dire « hors de l’hôpital » et va créer de nouveaux emplois. Un vaste mouvement de contestation sociale, qui s’insurge contre les mesures de Busquin, va d’ailleurs déboucher sur une revalorisation salariale des professions liées aux soins de santé et par là même à une prise de conscience de la force politique du secteur non-marchand.

Le « Maribel Social », c’est à dire un système de réduction des cotisations patronales mis en place au profit des aides familiales et des services aux personnes âgées va faire son apparition.  Ce fonds existe encore actuellement.

Les accords de la Saint-Michel et de la Saint-Quentin, en 1992-1993, marquent le transfert de certaines compétences de la Communauté Française vers la région Wallonne et la Commission Communautaire Française (Cocof) de la région de Bruxelles-Capitale. C’est cette dernière qui assure le financement du secteur non-marchand bruxellois. En 1995, toujours en suivant la même ligne politique, le plan pluriannuel pour l’emploi met en avant la priorité de stimuler l’emploi dans le secteur non-marchand.

On le constate sans peine : Dans le courant des années 80-90 ce sont les choix budgétaires des gouvernements table1successifs qui ont permis l’évolution de ce secteur. Il faut toutefois attendre l’arrêté royal du 16/04/1998 relatif à la promotion de l’emploi dans le non-marchand  pour que soit enfin précisé de manière exhaustive les activités que ce terme recouvre. La même année, ce secteur va s’organiser sous forme de Confédération des Entreprises du Non-Marchand, et sera pour la première fois représenté dans le Conseil Central de l’Economie. Il siège depuis lors comme observateur au Conseil National du Travail. Son poids politique est désormais bien plus important.

L’année 1999 est le théâtre d’un changement significatif : Pour la première fois depuis 1958, les sociaux-chrétiens sont évincés du pouvoir. La déclaration d’investiture du gouvernement Verhofstad 1er insiste sur la collaboration entre secteur public et privé et sur la délégation de certaines tâches vers le secteur privé. Ce gouvernement, un an plus tard, prônera la participation et la coordination entre les pouvoirs publics et le secteur associatif non-marchand. Cela débouchera au niveau fédéral sur les accords du non-marchand. Ceux-ci vont harmoniser les barèmes des travailleurs du secteur, réduire le temps de travail en reconnaissant sa pénibilité et dégager des fonds pour l’accompagnement des stagiaires et la formation du personnel. Ce consensus fut possible en grande partie grâce à l’excellente collaboration entre les employeurs du non-marchand et les syndicats ainsi qu’à la marge budgétaire significative dont disposait le gouvernement.

En 2000, le secteur employait en Belgique un total de 224.118 emplois (pour un total de 178.206 équivalent temps plein). Le secteur non-marchand est désormais politiquement incontournable.

Brève histoire des technologies de l’information et de la communication.

Lorsque nous parlons aujourd’hui des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), il est semaphoreessentiellement question du rapprochement entre les télécommunications (téléphone, radio, télévision) et l’informatique. C’est cette jonction qui a donné naissance au World Wide Web, c’est-à-dire au réseau internet que l’on pourrait qualifier de TIC la plus performante dans le sens ou elle réunit tous les supports multimédias en les mettant en réseaux. Comment en est-on arrivé là ?

Les technologies de l’information et de la communication, même si on ne les a pas toujours appelées ainsi, ont une très longue histoire derrière elles. Il semblerait logique, en guise de préambule, de commencer par l’invention de l’écriture en Mésopotamie, 3300 ans avant JC qui s’est développée concrètement au moyen d’argile humide et de roseaux taillés ou encore d’aborder la xylographie, ou gravure sur bois, qui était pratiquée avant l’invention de l’imprimerie. Toutefois, devant la masse d’informations que nécessiterait une telle énumération de techniques et de découvertes, allant de l’alphabet à l’invention du papier, nous nous contenterons d’évoquer les principales étapes qui ont marqué cette histoire.

En faisant un bond dans l’espace et le temps, nous arrivons en Europe en 1468 avec l’invention de Guttenberg, c’est-à-dire la typographie et la presse à imprimer, qui a permis largement à la diffusion d’informations.

En 1793, Claude Chappe met en place un système de communication optique et mécanique appelé « sémaphore ». Conçu sous forme de tourelles de pierre se transmettant des signaux à l’aide de bras mécaniques, ce système est le premier réseau de télécommunications d’envergure nationale composé en 1844 de 534 tours. Il faudra attendre 1832 pour voir apparaître le télégraphe électrique.

En 1801, Joseph-Marie Jacquard invente un métier à tisser automatisé dit « métier Jacquard » qui fonctionne grâce à un système de cartes perforées. Cette invention marque l’avènement de l’automatisation qui préfigure la mécanographie, c’est-à-dire l’ensemble des techniques mécaniques qui permettent le traitement, le calcul et la publication d’informations. L’ancêtre de l’ordinateur en quelque sorte.

vieuxtelephoneAlexander Graham Bell invente le téléphone en 1876. En 1877 Thomas Edisson invente le phonographe. Les sons peuvent désormais être enregistrés et retransmis. En 1895, grâce aux frères lumière, c’est au tour des images en mouvement à être immortalisé par l’invention du projecteur de film.

Ensuite, l’histoire s’accélère et une série de découvertes scientifiques vont se compléter pour donner naissance à des technologies de la communication de plus en plus performante qui réduisent à chaque fois la distance entre les hommes. En 1920 les premières émissions de radios commerciales sont diffusées. En 1935 c’est au tour de la machine à écrire électrique d’être commercialisée. En 1933 Londres retransmet les premières émissions télévisées. En 1943, grâce à Alan Thuring le premier ordinateur, à l’origine conçu pour percer les codes allemands durant la seconde guerre mondiale, voit le jour. Von Neumann va développer le concept de mémoire pour l’ordinateur en 1948. En 1969, Le département de défense des Etats-Unis d’Amérique crée le réseau Arpanet et permet à deux ordinateurs de communiquer à distance. Il s’agit de l’ancêtre d’internet. Le premier E-Mail est envoyé en 1972 par Ray Thomlinson. L’ordinateur individuel, le PC (personal computer) est présenté en 1974. Le magnétoscope est disponible pour les ménages dès 1975. En 1981, le réseau postal français met en place le minitel, connectant ainsi des milliers d’individus entre eux. C’est l’avènement de la vente par correspondance électronique ainsi que des sites de rencontres.

Les années 90 marquent l’avènement de l’internet et du World Wide Web, deux systèmes complémentaires qui sont souvent confondus. C’est la convergence des technologies de l’audiovisuel, des télécommunications et de l’informatique qui a permis cette révolution. Un exemple concret d’application? Voyez ce médecin américain qui a opéré depuis New York un patient hospitalisé à Paris grâce à un robot chirurgical connecté sur le réseau Internet. Pour l’anecdote, en 2008, l’archipel Tristan da Cunha, perdu au milieu du Pacifique, a été relié par satellite avec un centre médical d’urgence situé aux Etats-Unis. Cette particularité lui, permet, malgré la distance et l’isolement, de permettre l’acces aux soins de santé à tout ses habitants.

L’internet est en fait l’appellation du réseau informatique qui relie des millions d’ordinateurs et leur permet de communiquer entre eux grâce à un système universel de transmission de données appelé le protocole TCP/IP. Ce réseau, qu’on appelle « La Toile » ou « Web » en anglais a de nombreuses applications. La plus connue étant le World Wide Web, qui représente la partie la plus visible de l’internet puisqu’elle permet la visualisation de milliards de pages reliées entre elles par des liens hypertextes. La grande majorité des états, des entreprises, des associations ont leur page sur la Toile. Pour parler du réseau et de toutes ses applications, on parle désormais d’ « Internet », avec une majuscule. 1310521242_60aa1404ab

La logique d’émission de la plupart des médias fait place avec Internet à une logique d’interactivité. C’est « l’apparition du média personnel par opposition au média de masse ».

Depuis 2004, on parle du Web 2.0, c’est-à-dire depuis l’apparition de nouvelles applications sur l’internet qui vont contribuer à modifier nos sociétés en profondeur. A présent, de plus en plus d’internautes, grâce à la généralisation des Blogs et des Wiki vont contribuer à l’élaboration de la Toile, renforçant l’interactivité de celle-ci. Les Blogs sont des pages personnelles que tout particulier peut mettre en place sans connaissances approfondies de l’informatique. Les Blogs constituent une masse d’informations libres constituées de textes et de médias audiovisuels qui peuvent être consultés mais également commentés . Les Blogs sont reliés entre eux par ce qu’on appelle des « rétro-liens » et cet ensemble constitue la Blogosphère, un espace virtuel gigantesque où l’interactivité est la règle. Toutefois, les Blogs ne peuvent être modifiés que par les personnes autorisées. En 2007, on dénombrait 100 millions de Blogs sur la Toile. Les Wiki quant à eux ont poussé la logique de l’interaction encore plus loin puisque si à l’instar des Blogs le contenu est librement consultable et permet les commentaires, il peut en outre être modifié par n’importe qui. L’exemple de l’encyclopédie électronique « Wikipédia » en est la plus célèbre illustration. Internet participe dès lors à la démocratisation de l’information. La communication se fait désormais par entrées multiples. Consulter la presse sur internet dépasse la simple lecture d’une dépêche. Ce sont de véritables forums de discussion accessible à tous qui s’organisent autour de chaque nouvelles.

De plus, des applications comme le flux RSS (Rich Site Summary), c’est-à-dire un système d’alerte qui va prévenir l’internaute lorsqu’une nouvelle est jugée intéressante selon des critères prédéfinis, facilite le voyage à travers des milliards de pages et augmente la performance de l’outil virtuel. On parle dès lors de média intelligent.telepathie

La somme de ces applications a permis la constitution de multiples réseautages sociaux en facilitant le rapprochement de personnes ayant des convergences d’idées ou de buts. Ce réseautage social, communément appelé « Folksonomie» est présent partout sur la Toile. Ces sites, véritables cartes d’identité, dépassent l’individu isolé en mettant en avant son réseau social. Le principe est de s’entourer de ses amis, virtuels ou non, et d’échanger avec eux en toute transparence sous le regard de millions d’internautes. Ce système est directement issu de toutes les applications précédentes. Des sites internet comme Facebook ont des implications directes dans la stratégie de vente de certaines entreprises, servent d’outil pour les chasseurs de têtes en quête de profils spécifiques ou interviennent même dans l’organisation de rassemblement civils, comme par exemple la manifestation à Bogota de février 2008 et qui a rassemblé plus de 3 millions de personnes dans tous le pays.

On le constate, « Matrix » n’est plus si loin. Toutefois ces merveilles technologiques n’ont pas su empêcher la collision en ce début du mois de février 2009 entre deux sous-marins nucléaires des plus sophistiqués qui soient. Un problème de communication parait-il…

Sciences et Vies…

8 décembre 2008 flagelleurmental 2 commentaires

savant-fou

La théorie du progrès c’est de finalement justifier le pire du passé pour le meilleur du futur…en niant le présent, trop subtil pour être pris en compte peut-être.

Ainsi, la propension des gouvernements à partir en guerre encourage  le financement de recherches pour concevoir de meilleurs armements, des moyens de transport plus performant, des technologies de la communication plus efficaces et bien sûr, blessures de guerre obligent, de nouvelles techniques chirurgicales. Ce sont bien souvent les ministères des défenses nationales qui octroient la plus large part de capitaux à la recherche scientifique.

Selon ce principe, l’évolution du savoir, des connaissances et des techniques est proportionnelle au nombre de guerres et à leurs durées. Le champ de bataille serait donc vu comme un gigantesque laboratoire où les grands Esprits de notre temps peuvent mettre leur imagination à contribution.

La guerre comme instrument de management scientifique en quelque sorte…

Strange Fiction

L’exploration des mondes parallèles, des dimensions cachées, du cyberspace ou des contrées oniriques fait depuis bien longtemps partie du menu que nous propose la littérature fantastique. On retrouve ce type d‘expérience littéraire sous les termes génériques de « science-fiction » et d’«  Heroic-Fantasy » et chacun d’entre eux se décline en une série impressionnante de sous-genres (hard science, sword and sorcery, cyberpunk, space opera, steampunk, etc). Pourtant, rares sont les auteurs qui ont accepté de plein gré cet étiquetage réducteur qui a toujours eu des visées plus mercantiles que le soucis réel de définir un genre.

Récemment, un jeune auteur écossais, Hal Duncan, a utilisé le terme de « Strange Fiction ». C’est tellement simple, tout en étant suffisamment vague qu’on se demande pourquoi nul n’y avait songé plus tôt. Cette appellation a également l’avantage d’englober dans son giron et de faire figurer côte à côte des auteurs comme Maupassant, Joyce, Kafka, Borges, Cortazar et Garcia Marquez avec par exemple Philip K Dick, William Gibson, Haruki  Murakami, Jeff Noon, Hal Duncan et pourquoi pas ….. la Bible!

Bien sûr, la notion d’étrangeté serait à définir mais le plus important est que cette pirouette syntaxique de Duncan permet de réhabiliter des œuvres considérées jusque là comme secondaire.

Le lecteur  ne se rend peut-être pas compte de l’importance de cet étiquetage pour la diffusion des œuvres. Pourtant, ce vocabulaire qui classe, range et catégorise à tour de bras conditionne bel et bien notre représentation d’un auteur et son analyse. Ayant classé cette article sous l’onglet « Science Fiction », je n’échappe pas à la règle.

On sait depuis Einstein que les résultats de toutes recherches scientifiques  sont conditionnés par ce que veut trouver le chercheur. La grande part de subjectivité de l’analyste n’est plus à mettre en doute. Des balises comme  » heroic fantasy » ou   »cyberpunk » vont conditionner le critique sur non seulement ce qu’il pense qu’il va trouver dans le livre mais aussi sur sa manière de l’analyser.

Alors le Nobel de littérature pour Franck Herbert et le Goncourt pour Jodorowsky, est-ce possible ?

Peut-être dans une autre dimension…

La noosphère vue par les Vénusiens.

La noosphère, ça vous dit quelque chose ?  Non ? Et bien c’est un terme inventé par Vernadsky et développé par Pierre Teilhard de Chardin.

Commençons par le début car ce qui va suivre pourrait  sembler quelque peu abstrait.

La lithosphère (ou géosphère) est l’ensemble de la masse inerte (pierre, terre, etc.),  la biosphère l’ensemble de la masse vivante. Plus récemment, on a parlé de sociosphère, c’est-à-dire l’ensemble des interactions entre organismes vivant (communication humaine et écologie). En suivant ce raisonnement, on peut sans trop de difficultés imaginer la noosphère, c’est-à-dire, au travers des langages et des idées, l’ensemble de l’activité intellectuelle humaine.

Si nous étions des anthropologues Vénusiens chargé d’étudier la Terre et ses habitants, on pourrait sans peine observer la lithosphère, la biosphère et la sociosphère (en imaginant que les Vénusiens utilisent des concepts similaires). Toutefois, le monde virtuel des idées  serait à jamais invisible et hors de leur portée. En tant qu’observateur extérieur, il est impossible d’imaginer qu’il existe un lieu, même virtuel, où siègeraient les idées et les concepts. Pourtant, bien qu’étant invisible même pour nous, en tant qu’être humain nous savons que ce monde existe (en effet, chaque jour nous pensons et raisonnons en compulsant et en articulant toute une série d’idée entre elles, une infime partie d’entre elles sont matérialisée par la communication et la création, les autres restent dans des zones obscures de notre cerveau, attendant le moment propice pour surgir ou disparaitre à jamais).

Vous me répliquerez sans peine que le cerveau humain ne peut être un tel lieu de globalité. Les idées contenues dans un cerveau ne sont qu’une parcelle par rapport à toutes celles émise sur Terre, hors nous parlons ici bel et bien de l’ensemble de l’activité intellectuelle humaine. Il ne faut donc qu’un pas pour imaginer ce qu’on appelle communément la « conscience collective », c’est à dire la noosphère ou « extelligence ».

 A moins d’être télépathes, les Vénusiens n’arriveraient jamais a de telles conclusions.

 Pour appuyer cette idée de noosphère, certains scientifiques parient sur le fait que l’augmentation des humains interconnectés entre eux par les nouveaux moyens de communication va amener l’humanité à un nouvel état physique (comme l’eau par exemple devient gazeuse si on la porte à ébullition). En effet, d’après la théorie des systèmes de Ludwig Von Bertalanffy , un système est supérieur  à la somme des parties qui le compose. L’idée de connecter toute l’humanité entre elle pourrait donc donner quelque chose de supérieur à la somme des hommes et des femmes qui la compose. D’où l’idée de conscience collective, ou noosphère, encore au repos actuellement. Cette idée n’est pas nouvelle mais l’apparition d’Internet, considéré comme le système nerveux de la noosphère, lui redonne son actualité.

Enfin, l’idée de noosphère fait également référence au concept de « convergence » de l’humanité (c’est-à-dire qu’inconsciemment, l’évolution de l’humanité, chapeauté par la noosphère, verrait ses aspirations converger vers un but commun. Sous le regard aguerri de nos anthropologues Vénusiens, notre chère humanité ne ressemblerait,  à l’aune des ces théories, qu’à une gigantesque ruche.

 Bref, toutes ces considérations, qui vont du gentil mysticisme au diktat de la science nous promettent d’ores et déjà un 21 ème siècle riche en découvertes les plus farfelues.  A quand la « noocratie » comme système d’organisation politique ? Certains y croient déjà.

Dans la lignée de la noosphère, il y a aussi la mémétique. Mais ça sera pour le prochain épisode…

 

 

Paramilitarisme en Ossétie et en Georgie.

Les projecteurs sont tous dirigés vers l’Empire du Milieux et ses Olympiades. Pendant ce temps, l’Ossétie du sud saigne, en proie aux cosaques, les milices irrégulières russophones, qui, sous protection de l’état major Russe, s’adonne aux pillages et aux exactions les plus sauvages. Le lieutenant Victor, un responsable Russe d’un Checkpoint, aurait parlé d’eux en ces termes: «On ne les laisse plus entrer dans Gori, ils ont un peu exagéré». Ce propos, émanant d’une personne du même camps, fait frissoner…

On ne sait pas encore ce qu’il se passe là bas, près de Gori, derrière les lignes de l’armée russes ; mais avec un peu d’imagination, on peut sans peine se représenter le cauchemar qui se joue.

En effet, si les journalistes ont pu sans peine passer par les territoires contrôlés par l’armée Géorgienne, qui a bien retenu la leçon du parrainage étasunien concernant la « visibilité médiatique d’un conflit », il n’en va pas de même sur les territoires occupés, pour un certains temps soyons-en sûrs, par l’armée de Poutine.

Le paramilitarisme, quelque soit son nom (Autodéfense Unie, Oustakis, Cosaques, Escadron de la mort, etc.) a cette particularité de ne pas faire couler beaucoup d’encre. Dans les conflits armés, la presse les dépeint souvent comme des délinquants agissant pour leur propre compte, des mauvais garçons aux vils instincts qui se paieraient une bonne tranche d’adrénaline par le pillage, le viol et l’assassinat.

Toutefois, ne soyons pas dupes. Les armées régulières ont toujours entretenu ces « troupes clandestines » pour les basses besognes que les caméras ne leur permettent pas d’accomplir elles-mêmes.

Plutôt que de paramilitarisme, parlons plutôt de militarisme décomplexé…